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Lettre Avril 2008 : Mission 3Par Perrine Lhuillier et Hélène Gronier, co-présidentes de l’association Femmes du Ningxia, Pékin et Paris
Cher toutes et tous,
Nous (Perrine et Hélène) revenons d’une mission au Ningxia (19 au 21 avril) et comme vous allez pouvoir le constater à la lecture de ce long compte-rendu rédigé à quatre mains ( téléchargez le compte-rendu de notre dernière mission au Ningxia ), notre projet avance… doucement mais sûrement.
Hélène a effectué un séjour de 15 jours en Chine (9 au 22 avril) pour réactiver ses connexions locales et le résultat est positif, et ce grâce entre autres à Nathalie Beslé-Morin, son hôte pékinoise, qui lui a ouvert son carnet d’adresses. Elle a ainsi pu rencontrer Dominique André (Radio France) qui lui offert l’occasion de communiquer sur Femmes du Ningxia sur France inter ; rencontré des hommes d’affaires de Pékin et surtout Bénédicte Bezard-Falgas, basée à Pékin pour une durée de trois ans, qui a une longue expérience en ONG et deviendrait à dater de septembre notre coordinatrice en Chine. En effet, Perrine quitte la Chine dès fin juin pour de nouvelles aventures européennes, mais continuera à participer au développement de FDN.
Hélène a aussi eu l’occasion de rencontrer par le biais de Gung Ho Isabel (mère) et Mickael Crook (fils et président de Gung Ho), avec lesquels elle a passé un moment très intéressant. Isabel Crook vit en Chine depuis les années 1930 et a en son temps participé au développement de coopératives de sel en Chine. Isabelle nous a aussi conseillé de prendre contact avec les fédérations locales de femmes, ce que nous avons fait (voir détail plus loin).
Aujourd’hui, ne nous manque que l’argent, nerf de la guerre s’il en est, pour pouvoir financer les formations et le suivi essentiels à la réussite du projet.
Nous remercions infiniment ceux d’entre vous qui, en renouvelant leur cotisation et en effectuant des dons, nous permettent de financer notre fonctionnement, et notamment les très importants voyages de suivi du projet. Nous renouvelons notre appel à tous ceux de nos membres qui n’ont pas encore renouvelé leur cotisation, et vous invitons tous à faire largement circuler l’information de façon à encourager le plus grand nombre de personnes possibles à soutenir le projet de coopérative.
La mission de Femmes du Ningxia est comme vous le savez double : il s’agit d’une part de trouver les fonds nécessaires à l’organisation de formations, et d’autre part de chercher des débouchés aux produits de la coopérative.
En matière de débouchés, nous avons choisi de diversifier notre stratégie. Nous cherchons d’une part des entreprises susceptibles d’être intéressées par le savoir-faire des brodeuses. D’autre part, nous souhaitons créer et promouvoir une marque, appelée « Baihua », pour des produits créés par la coopérative. Notre designer bénévole Linqing est d’accord pour nous aider sur le versant communication, et va créer un logo pour la marque Baihua, ainsi que des étiquettes expliquant le projet, et ce afin de vendre les produits sous le signe du commerce solidaire. Un bénévole ayant un profil commercial est en passe d’être recruté à Pékin pour nous assister dans la commercialisation de ces produits.
En général, et en particulier compte tenu des événements récents, il est un côté des relations franco-chinoises rarement abordé dans les médias : celui des coopérations réussies, celui des initiatives positives qui font que main dans la main, des citoyens et citoyennes de nos deux pays travaillent à la construction d’un monde plus juste. Notre expérience montre qu’à force de volonté, de patience, d’écoute et de respect mutuel, cela est entièrement possible, et, nous le croyons, souhaitable.
Bonne lecture à tous et à bientôt
Lettre Mars 2008 : compte-rendu de nos actions depuis notre dernière lettre vous annonçant la création des Cent Fleurs de Magaozhuang.
Par Perrine Lhuillier et Hélène Gronier, co-présidentes de l’association Femmes du Ningxia, Pékin et Paris
Dossier de presse/présentation
Nous avons finalisé l’écriture d’un dossier que vous pouvez télécharger dès maintenant en français et en anglais sur notre site internet www.femmesduningxia.org.
Agrément fiscal
Ayant été déboutés par deux fois par les services fiscaux de Paris Centre, nous avons modifié nos statuts pour insister sur la partie Formation (élément clé pour l’obtention de l’agrément) et Yann Leclerc, avocat fiscaliste au sein du bureau Francis-Lefebvre, a envoyé un courrier à Bercy soulignant notre bon droit à délivrer des reçus fiscaux. Nous espérons recevoir sous peu cet agrément…
Gung Ho
La Convention de partenariat a été signée comme convenu avec Gung Ho et nous avons finalisé ensemble le budget des Cent Fleurs de Magaozhuang. Ce budget d’un montant total de 50 000 euros sur deux ans permettra de former les femmes membres de la coopérative des Cent Fleurs de Magaozhuang au management de leur coopérative et d’organiser en parallèle des cours de perfectionnement aux techniques de broderie et d’alphabétisation. Vous trouverez en annexe le Budget de l’année1, soit 30 000 euros.
Solidarité internationale
Nous souhaitons également sensibiliser les femmes membres des Cent Fleurs à la solidarité internationale et dans ce sens nous allons mettre en place un système où les femmes rembourseront une partie du coût des formations sur leur salaire. Nous limiterons ce montant à la somme de 50 000 RMB (5 000 euros), correspondant à 10% du montant total de notre projet sur deux ans. Cette somme sera versée à Femmes du Ningxia et bloquée sur un compte séparé. Elle pourrait être attribuée à une autre association de par le monde travaillant dans le domaine de la formation de femmes.
Experts/Bénévoles
Nous avons constitué une commission d’experts afin de nous aider dans nos décisions : Charles van der Vaeren, ancien fonctionnaire de la Commission européenne, président du conseil académique de l’Université de Paix (Belgique) ; Françoise Nallet-Fillon, déléguée générale de Retravailler ; Liu Zhongjun, Centre Asie de Sciences-Po ; Olivier Lefébure, avocat associé, Adamas Asie ; Yann Leclerc, avocat fiscaliste - Bureau Francis Lefebvre. Nous avons aussi constitué un réseau de bénévoles pour les traductions et la communication Olivia Chen, Zhuoying Feng, Yan Ming et Hélène Miens. Et Yan Linqing – graphiste chinois basé à Pékin – nous offre ses talents (design carte de visite, membres, etc.). Qu’ils soient tous ici remerciés.
Cent Fleurs de Magaozhuang
Comme vous l’aviez peut-être noté lors de la création des Cent Fleurs de Magaozhuang, les postes de directeur et de vice-directeur de la coopérative étaient tenus par des hommes… Femmes du Ningxia s’est immédiatement opposée à ces nominations et nous avons réussi à persuader Gung Ho du bien-fondé de notre refus. Une coopérative de femmes gérée par des hommes ne pouvait en aucun cas recevoir des subventions liées à l’émancipation ou à l’autonomie des femmes. Lors de notre dernier voyage des 28, 29 février et 1er mars, nous avons donc procédé à la dissolution du conseil d’administration et à l’élection du nouveau conseil d’administration comportant uniquement des membres femmes… Nous avons également établi le montant de leur salaire à 450 RMB mensuel (salaire minima de la région en zones montagneuses plus 20 %).
Extrait du compte-rendu de Perrine (Mission 2)
« Le CA a été dissous, Mr Bai et Mr Luo ont été remplacés par Ma Xiaohua, maintenant directrice de la coopérative, ainsi que deux vice-directrices, Shi Mei (nommée aussi responsable du contrôle qualité) et Cai Feng. La dissolution ne s'est pas faite sans encombre, Mr Luo (chef du parti, initialement directeur) a piqué une crise terrible ("et ben on n'en n'a pas besoin des formations, on se formera tous seuls!"). Je suis restée très ferme, en mettant les femmes devant une alternative claire : argent pour les formations ou hommes dans la coopérative et pas d'argent pour les formations. La décision a été prise rapidement : les femmes ont été d'accord pour recevoir des formations. Mr. Bai a protesté pour la forme, mais il était d'accord. La crise de Mr Luo s'est réglée grâce aux paroles du fonctionnaire du bureau de l'agriculture de Tongxin venu spécialement pour l'occasion. »
Rappel : Monsieur Luo est chef du parti du comté de Tongxin et monsieur Bai occupait le poste de chef de village de Liumiao.
Lettre du 16 octobre 2007 (mission 1)
Par Perrine Lhuillier, vice-Présidente de l’association Femmes du Ningxia, Pékin
« Chers tous,
Accompagnée de Liu Deng Gao secrétaire général, et de Xiao Ren, chargée de projet de GungHo, j’ai quitté Pékin vendredi et ce pour la deuxième visite préliminaire à la création de la coopérative. Dès que nous sommes arrivés à Yinchuan, nous sommes partis directement jusqu’à Tongxin, ville chef-lieu du district où Femmes du Ningxia travaille. […] Nous avons le lendemain matin repris la voiture gracieusement prêtée par le bureau de l’agriculture du Ningxia pour aller jusqu’au village de Liumiao (où nous avions tenu en juillet nos premières réunions Coopérative).
Notre groupe se composait du responsable des coopératives du département de l’agriculture du Ningxia, M. Guo, de son assistante Xiao (petite) Liang, de notre fine équipe pékinoise, des responsables des coopératives du district, ainsi que d’un reporter de la télévision de Tongxin […]. A cause des grosses pluies qui se sont abattues récemment sur la région, la route pour arriver au village a été un peu rude. Route coupée, éboulements, chemins ravinés… […]
Nous voici donc à Liumiao en ce samedi matin, jour de la fin du ramadan, jour de fête s’il en est un que l’on célèbre dans ces campagnes pauvres et reculées, et 60 femmes se sont massées dans la nouvelle école pour notre seconde rencontre autour de la création d’une coopérative. Seules 12 des 72 femmes qui avaient remis au chef du village un échantillon brodé, premier signe de leur appartenance au projet, n’ont pas pu participer – c’est dire si la coopérative mobilise les foules.
M. Liu a expliqué une nouvelle fois les règles de base du fonctionnement d’une coopérative. Les femmes qui souhaitaient devenir membres de la coopérative ont toutes écrit un court récit décrivant les raisons pour lesquelles elles souhaitaient participer, les bénéfices qu’elles attendaient de leur participation, ainsi que les responsabilités que cela impliquerait. Celles ne sachant pas écrire se sont fait aider de membres de leur familles ou d’autres femmes plus éduquées. Le montant pour devenir membres de la coopérative a été fixé à
3 RMB (soit environ 30 centimes d’euros).
Le groupe s’est ensuite séparé en deux, les plus «débrouillardes» participant à un entretien avec M. Liu pour décider des règles de fonctionnement de la future coopérative de brodeuses. Elles ont à cette occasion pu poser toutes les questions liées à son fonctionnement. Cette réunion a aussi permis à M. Liu de juger des candidates les plus à même de diriger et mener à bien le projet, et de leur proposer de déposer leur candidature lors du vote de l’élection des dirigeants de la coopérative le lendemain. Les autres ont quant à elles terminé de remplir des questionnaires en compagnie de Xiao Ren.
Nous n’avons ce soir là pas pu dormir au village car notre délégation gouvernementale était trop importante. Nous sommes donc redescendus à l’Hôtel du fleuve Jaune de Yuwang. […] J’ai appris, au milieu des discussions […] que le Ningxia comptait 800 coopératives, mais qui sont toutes des coopératives agricoles au sens strict du terme. De plus, l’immense majorité de ces «coopératives» n’ont pas été créées selon les nouvelles modalités de la loi de juillet 2007 sur les coopératives. Nous serons donc la première coopérative de paysannes enregistrée selon la nouvelle loi, qui ne produit pas de produits agricoles, et nous servirons à ce titre de modèle à toute la province si l’expérience est convaincante. Le challenge est donc immense!
Le lendemain, nous sommes retournés au village pour participer à la grande réunion de création de la coopérative. […]
J’ai le plaisir de vous annoncer la création des Cent fleurs de Magaozhuang, dont le nom chinois complet est, en 16 caractères, la Zhongguo Ningxia Tongxin Magaozhuang Baihua Zixiu Hezuoshi, autrement dit la Coopérative de broderie des 100 fleurs de Magaozhuang, Tongxin, Ningxia, Chine.
Une cinquantaine de femmes étaient présentes à cette réunion, qui a été l’une des plus émouvantes à laquelle il m’ait été donné de participer. M. Liu a ouvert la réunion, puis le secrétaire local du parti M. Luo a rappelé les règles de fonctionnement de la coopérative. Les élections des dirigeants ont alors eu lieu – en tout 9 personnes, de façon à répartir les tâches et à éviter de concentrer les pouvoirs. […]
Nous avons alors laissé les dirigeants de la coopérative tenir leur première réunion, et nous avons quitté le village de façon à leur confier les rênes du projet le plus rapidement possible.
Nous sommes revenus à Yinchuan dimanche soir. […] Nous avons ensuite visité le musée de la culture Hui, dont la porte d’entrée est inspirée du Taj Mahal. C’est un musée moyennement intéressant, mais j’y ai découvert quelques exemples de magnifiques broderies présentées comme des motifs traditionnels Hui. Je pense que cela vaudrait le coup pour la coopérative de faire plus de recherches sur ces motifs.
[Les] liens [tissés par les officiels] ont permis à la coopérative de voir le jour, et de recevoir l’aval complet du gouvernement local, assorti d’une promesse d’investissement de leur part de 150 000 yuans, soit environ 15 000 euros.
Ce dernier déjeuner m’a aussi permis de vérifier l’avancement du projet de déménagement des populations. Le gouvernement du Ningxia a en effet pour projet de faire déménager les personnes résidant dans un milieu trop aride dans de nouvelles zones irriguées grâce à d’énormes conduites acheminant l’eau du fleuve Jaune. De nouvelles zones résidentielles ont ainsi été construites près de Tongxin. Les officiels que j’ai interrogés parlent d’un délai plus proche de 5 ans que de 6 mois. De plus, il semble aussi que Liumiao ne soit pas concerné en premier lieu, car il y a des villages moins bien situés qui ont priorité. Je reste vigilante sur ce sujet de façon à prévoir l’impact d’éventuels déménagements sur nos programmes.
J’ai passé le reste de l’après-midi à discuter des détails du partenariat entre Femmes du Ningxia et Gung Ho […].
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Lettre de septembre 2007 : point sur le projet de coopérative et les projets de soutien en cours
Par Hélène Gronier, Présidente de l’association Femmes du Ningxia, Paris
« La visite d’experts de Gung Ho (organisation non gouvernementale chinoise spécialisée dans la création de coopératives en milieu rural) a eu lieu comme convenu en juillet (mission 0). Cette visite était très importante pour Femmes du Ningxia, car nous avions besoin d’une expertise concernant notre projet de coopérative de brodeuses et aussi de connaître les réelles motivations des bénéficiaires.
Liu Denggao, secrétaire général, et Ren Guanji, chargée de projet de Gung Ho, ont animé une formation sur le sens et l’utilité des coopératives, illustrés par la présentation d'un cas modèle de coopérative artisanale et d’une introduction à la nouvelle loi chinoise sur les coopératives en milieu rural. La formation a été très bien accueillie par les femmes et la méthode participative proposée a suscité leur enthousiasme.
Durant cette formation, les femmes ont discuté des règles de « leur future coopérative ». Elles ont aussi compris l'importance de coopérer et ont toutes manifesté l’envie de devenir membres de la coopérative.
Au vu du professionnalisme des experts Gung Ho et de l’enthousiasme des femmes qui ont complètement embrassé le projet de coopérative, nous avons décidé à l’issue de cette formation Coopérative d’établir un partenariat avec Gung Ho, qui a accepté à notre plus grande joie. Nous voici donc lancées dans l’aventure !!
Nous rentrons dans la phase active de recherche de fonds, nous avons aujourd’hui tous les éléments (projet, budget, etc.). Si parmi vous quelqu’un a une idée d’un organisme, d’une entreprise susceptible de nous venir en aide, merci de nous le signaler.
Nous sommes toujours en pourparlers avec DMC Chine, qui sont intéressés pour confier aux brodeuses du Ningxia la réalisation de prototypes de leurs kits et peut-être de petites collections. […]
Dernier point, encore merci à celles et ceux qui nous apportent leur soutien financier, à nos traducteurs bénévoles : Li Hua, Olivier, Olivia et Wang Kun et à tous ceux qui nous conseillent et nous soutiennent dans notre action.
Quant à ceux qui souhaitent nous aider à les aider d’une cotisation voire d’un don, Femmes du Ningxia les remercie d’avance et leur donne rendez-vous à la rubrique Faire un don. »
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Lettre de juin 2007 : avancées du projet Femmes du Ningxia grâce aux contacts avec Gung Ho, Oxfam China et DMC Chine
Par Hélène Gronier, Présidente de l’association Femmes du Ningxia, Paris
« Quelques mois ont passé depuis notre dernière lettre, nous voici pour vous exposer les avancées de notre projet…
Tout d’abord, en ce qui concerne DMC, l’accueil des 4 kits réalisés par les brodeuses a été bon (ouf). DMC serait intéressé par la fabrication d’échantillons avec néanmoins quelques bémols et ajustements nécessaires avant d’envisager un quelconque partenariat.
En effet, la qualité n’était pas parfaite : les broderies ne semblent pas avoir été faites dans le même sens ; nous l’expliquons par le fait que plusieurs femmes ont travaillé sur une même pièce. Certains points étaient un peu trop serrés car la trame n’a pas été respectée. De plus les broderies n’étaient pas impeccables, problème dû au manque d’eau dans la région et aux critères de propreté différents. Et il nous est toujours difficile d’estimer le temps de réalisation des kits. Bref, nous devons pallier au plus vite ces problèmes de façon à garantir à DMC la qualité de la production future. Nous sommes donc en pourparlers avec DMC, une proposition écrite leur est parvenue ces jours-ci.
Parallèlement, afin de faire bénéficier les villageois de conseils d’experts, nous nous sommes rapprochées de Gung Ho, organisme spécialisé dans la création de coopératives de femmes, et de Oxfam China, ONG spécialiste de la réduction de la pauvreté.
Une visite d'experts de Gung Ho est donc prévue courant juillet. Celle-ci permettra de faire un point sur les ressources humaines, physiques et locales et ce pour l’élaboration d’un projet viable (phase 1). Le projet sera également soumis à Oxfam China pour une contre-expertise indépendante.
Une fois le projet défini et validé, nous avons comme objectif de participer à sa réalisation (phase 2), en levant à la fois les fonds nécessaires à l’investissement initial, mais aussi à l’appui technique inhérent à la mise en place du projet (formation des femmes à la comptabilité par exemple).
Nous n’avons pas non plus oublié le projet d’usine de vêtements pour enfants dont la viabilité sera également étudiée, conjointement avec les experts de Gung Ho, lors de notre déplacement en juillet.
Mais, comme vous le savez nous ne bénéficions aujourd’hui d’aucune subvention, et seules vos cotisations, voire dons, nous permettent de mener à bien notre projet. »
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Lettre d’avril 2007 : compte-rendu du voyage au Ningxia de l’association Femmes du Ningxia, et des contacts avec DMC Chine
Par les membres du Bureau de l’association Femmes du Ningxia, Paris
« Nous nous sommes rendus au Ningxia courant février où nous avons déposé les kits tests remis par DMC en janvier – ceux-ci sont en chemin pour Pékin d'où ils seront acheminés à DMC Shanghai. Nous avons également rencontré Stéphane Chanut, responsable DMC à Shanghai, ainsi que l'équipe marketing du bureau de représentation de DMC. Cette rencontre a permis de clarifier les termes de la coopération possible entre DMC Chine et l'association. Aucune décision ne pourra cependant être prise avant d'avoir en main les kits DMC réalisés par les brodeuses – preuve de leur capacité à réaliser d'éventuels futurs échantillons.
Nous avions également demandé aux villageois de réfléchir au futur et ils nous ont remis un projet dont voici un extrait : « La région du Ningxia compte peu d'usines de vêtements, en particulier de vêtements pour enfants. Aujourd'hui, ceux-ci proviennent d'autres provinces et sont de qualité médiocre. Il existe donc au Ningxia un marché pour les vêtements d'enfants et le projet de construction d'une usine de vêtements pour enfants s'inscrit de façon logique et pourrait permettre d'augmenter les revenus des habitants du village, faire évoluer les conditions des femmes ouvrières et leur assurer un salaire stable et durable. » Quant aux broderies, elles pourraient être ajoutées aux vêtements le cas échéant.
Il nous faut maintenant déterminer si ce projet est économiquement et socialement viable, pour pouvoir ensuite lever les fonds nécessaires à sa réalisation.
Pour ceci, notre première action sera de réaliser une étude de faisabilité (comprenant une étude de marché et des visites d'experts sur le terrain) de façon à élaborer un projet viable, soit en gardant le projet de base (usine de vêtements d'enfants) soit en évoluant sur un projet plus adapté à l'économie locale. […]
Comme il avait été souligné, nous avons besoin de l'avis d'experts. Nous soumettons donc la première ébauche du projet à des spécialistes qui se sont proposés de nous conseiller.
Last but not least, tous nos remerciements à celles et ceux qui nous ont déjà aidé, par leurs dons d'une part, réalisant la traduction du projet du village ainsi que le logo de l'association d'autre part ! »
Héléne Gronier, Perrine Lhuillier, Jean-Loup Gronier,
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Lettre de janvier 2007 : première rencontre avec DMC
Par les membres du Bureau de l’association Femmes du Ningxia, Paris
« Première nouvelle : les statuts de Femmes du Ningxia sont déposés. Si parmi vous, certaines ou certains veulent faire partie du bureau, merci de nous en informer. Aujourd'hui celui-ci est composé de Hélène Gronier (présidente), Perrine Lhuillier (vice-présidente) et Jean-Loup Gronier (trésorier).
Aujourd'hui, nous privilégions une recherche de partenaires susceptibles d'être intéressés par l'unité de production (150 brodeuses). La bonne nouvelle est l'éventuelle collaboration avec DMC Chine. En effet, nous nous sommes rendues à plusieurs reprises dans des boutiques de commerce équitable à Paris, où nous avons noté que, la plupart du temps, le fil utilisé provenait des filatures DMC (un colorant "nocif" serait utilisé par les filatures chinoises). Après un moment de découragement à l'idée du coût d'acheminement France-Ningxia, nous avons réalisé que DMC était présent en Chine et nous sommes mis en rapport avec le bureau de représentation de Shanghai. Le rendez-vous a été pris pour début janvier 2007 et nous avons rencontré Stéphane Chanut, directeur Chine. Au fil de la conversation, il s'est avéré que DMC serait très intéressé par une unité de production en Chine… Stéphane Chanut nous a donc remis 4 kits-broderie et si nos brodeuses sont à la hauteur, on étudierait un partenariat. Les kits seront remis au village lors d'un prochain voyage début février et si le résultat est probant, nous aurons un premier "client". »
Héléne Gronier, Perrine Lhuillier, Jean-Loup Gronier,